MonAdp : FailFactor ?

monADP failfactor successfactor

La direction a lancé le projet « Horizon » pour remplacer les outils Nessie par Employee Central et ADPLink. Elle considère que cela constitue une étape structurante et a pour vocation à devenir le socle des futurs systèmes d’information RH. Si l’environnement actuel est jugé vieillissant et non optimisé, il avait un gros avantage : il était opérationnel et pouvait répondre aux besoins… Ce qui n’est clairement plus le cas à ce jour.

L’environnement MonAdp est accessible à tous les salariés depuis le 3 juin 2026. Dès son ouverture, la CFDT a été sollicitée par de nombreux salariés concernant des bugs, des données erronées, des fonctionnalités absentes ou ayant une interface utilisateur ne permettant pas une saisie simple et rapide.

La reprise des données est un échec, avec des adresses personnelles erronées, des compteurs non repris ou faux, la disparition de congés déjà validés… Certaines fonctionnalités semblent toujours être en cours de développement au moment du lancement (récupération du samedi férié, saisies de certains temps partiels, astreintes mal gérées, saisie du travail habituel de nuit…). D’autres sont clairement buguées : impossibilité de saisir des journées télétravaillées, problèmes d’autorisations d’accès, instabilité des serveurs ADP…).

L’ensemble dénote l’impréparation de ce projet et la probable omission de tout test avant mise en production.

Des salariés de toutes catégories métiers se plaignent de monADP : de nombreux tickets ont été ouvert, mais restent sans réponse à ce jour. Des webinaires ont été organisés, mais ne prennent pas en compte les questionnements des salariés concernant leurs problématiques. Pire : lors des derniers webinaires, une modération a été mise en place sur les questions pour masquer le mécontentement général des salariés et les questions qui ont reçu des réponses ont été soigneusement choisies.

La direction doit se conformer au RGPD. En tant que responsable de traitement, elle doit être garante des données personnelles des salariés. On voit bien ici qu’elle échoue lamentablement à traiter ces données avec un tant soit peu de correction.

En réduisant les moyens humains au maximum, la direction transfère encore une fois les conséquences de son impéritie vers les salariés. Ici, la CFDT pense aussi aux HRBP, vers qui tout est renvoyé in fine, et qui doivent assumer un énorme supplément de charge de travail imprévu. La CFDT note que la direction n’a pas évalué les risques de cette surcharge et rappelle qu’en l’absence d’évaluation d’un risque, la responsabilité de la direction est pleinement engagée en cas de survenue d’un accident. La CFDT rappelle également que la direction a entraîné avec elle les HRBP dans la perte d’image subie par tous les salariés de la fonction RH. La CFDT demande une nouvelle évaluation de l’ensemble des risques et la mise en place des mesures immédiates et de plus long terme pour prévenir tout incident.

La CFDT demande que la direction communique avec tous les salariés pour les informer de la situation et répondre aux questions et tickets.

La CFDT a demandé l’inscription à l’ordre du jour du CSE de l’UES Atos un point de suivi. Le secrétaire et la direction ont pris soin d’ignorer cette demande. La CFDT dénonce avec force la lâcheté de la direction qui a refusé d’inscrire ce point alors que la plupart des salariés sont confrontés simultanément à plusieurs difficultés. La CFDT ne s’est pas laissé impressionner par ce refus et continue de rendre visible le désastre de cette migration. Dans le cadre de sa mission d’accompagnement du CSE pour l’étude du projet de nouveau modèle d’organisation cible (TOM), le cabinet Aliquis a déjà signalé à quel point la direction ne répond à aucune des bases de la gestion de projet. La direction souhaite réduire le nombre de jours de télétravail pour que les salariés s’imprègnent de la « culture » Atos, sans pouvoir la définir par des mots. Le naufrage actuel du projet Horizon est parlant et 8 000 salariés en ont fait le constat. Cet acte aux conséquences quotidiennes vaut plus que toutes les paroles de la direction.

Retour en haut