CSE Groupe Atos
Que S’est-il Vraiment Dit
CSE Eviden 8 avril 2026
Position des élus CFDT du CSE Eviden
Le groupe Atos a annoncé le 31 mars avoir finalisé la vente de Bull, son activité de calcul avancé, à l’état français.
Parallèlement, le CSE de l’UES Eviden acceptait de gérer pour le compte de la société Bull SAS les activités socioculturelles (ASC) de ses salariés jusqu’au 30 septembre 2026. Cette décision, emporte de nombreux risques, tant pour le côté UES Eviden, que pour le côté Bull SAS.
La CFDT avait proposé que la société Bull SAS, entre sa cession et le résultat des élections des IRP, provisionne les dotations, à hauteur de 1,1% de la masse salariale pour les ASC. Cette somme serait versée aux CSE Bull SAS dès leur mise en place. Cela aurait permis aux CSE Bull SAS de démarrer rapidement, avec une capacité d’action et une quiétude plus importantes pour aborder leurs dépenses.
Le CSE de l’UES Eviden a donc fait un autre choix.
La CFDT restera attentive et veillera à ce que les intérêts des salariés de l’UES Eviden ne soient pas dégradés.
La réunion en détail
Point de fonctionnement du CSE
Le budget des ASC 2026 a été approuvé par les élus. La CFDT s’est abstenue car elle préférait l’élaboration de deux budgets distincts, l’un pour les ASC des salariés de l’UES Eviden et l’autre pour les salariés de la société Bull.
Ce principe de deux budgets séparés a été refusé par les autres syndicats. Cela va entraîner, pour les salariés de l’UES Eviden, une difficulté à distinguer les dépenses du CSE en leur faveur de celles destinées aux salariés de Bull SAS.
Projet de déménagement des équipes Eviden de Bezons sur le site du Campus Cyber à Puteaux
La Direction a présenté le projet de déménagement des équipes Eviden de Bezons sur le Campus Cyber à Puteaux.
L’objectif est de regrouper des équipes aujourd’hui fragmentées. 107 salariés Eviden sont actuellement installés au 9èmeétage de cette tour de la Défense. Ils seraient rejoints par 82 salariés de Bezons issus des sociétés Avantix, Keynectis, Eviden France et Eviden International.
Ce déménagement est prévu en deux temps, juillet et septembre 2026 selon les équipes. Il y a en réalité 2 projets distincts : un ajoutant 21 postes de travail au 9ème étage et un autre portant sur la location d’un nouvel espace au 8ème étage comprenant 49 postes.
La CFDT a demandé l’application des mesures financières compensatoires issues de l’ancien accord portant sur les déménagements (aujourd’hui expiré) pour les salariés qui verraient leur temps de trajet s’accroître significativement.
Les CSSCT régionales vont être saisies et un groupe de travail a été constitué afin d’analyser les conséquences de ce projet pour les salariés.
L’avis du CSE est attendu pour mai-juin 2026.
« Closing » de la vente de Bull SAS à l’APE
1287 salariés en France ont quitté le groupe lors de la vente de Bull à l’APE.
Un nombre important de TSA (Transitional Services Agreement) ont été conclus entre Atos et Bull. Ainsi Atos fournira à Bull des prestations de services couvrant les domaines RH, IT, Finance, Achats, Workforce management, etc… le temps que Bull acquiert son autonomie. La plupart de ces TSA ont une durée de 12 mois. Leur durée pourra être revue ultérieurement.
Sur les aspects économiques et financiers de la vente, le CSE est resté sur sa faim, la Direction n’étant pas capable de répondre aux questions posées. Quid du prix de vente final ? Quid du complément de 50M€ (conditionné à un indicateur de rentabilité 2025) ? La Direction a pris note des questions et reviendra en deuxième tour.
Sur la partie immobilière, un point de situation a été fait :
Bezons : les travaux à la Défense sont en cours, durée estimée à 2 mois.
Les Clayes : des travaux sur les accès sécurisés sont prévus sur mai et juin
Toulouse : la cohabitation avec les salariés Bull devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année
Valbonne : la cohabitation avec les salariées Bull sur le site Flex-O va se poursuivre pendant la durée des travaux sur le site Sundesk estimée à 2 mois
Projet de réorganisation du service Growth Office
Il est question ici d’une nième réorganisation des forces commerciales.
Ce projet concerne l’ensemble des Business Lines services du groupe. Eviden produits (MCS, CyberProduits, Vision IA) en n’est pas impliqué.
Le projet prévoit notamment le rattachement des « sales specialists » aux BL, des équipes de vente TS d’Ile de France aux « Industries » et des équipes d’avant-vente aux « Opérations ».
Une nouvelle fois, la présentation du projet s’est avérée très incomplète. Ses aspects économiques (et notamment le coût de l’opération) ont été oubliés.
L’impact sur les conditions de travail et les mesures d’accompagnement au changement des salariés n’ont pas été abordées.
Le CSE a voté le recours à une expertise afin de l’assister dans l’analyse de cette réorganisation.
Projet de réorganisation du service Work Force Management
L’organisation actuelle du service Workforce Management est jugée inadaptée et doit être repensée. Mais à l’inverse de la réorganisation du Growth Office, la Direction préconise l’abandon de l’organisation structurée par Business Lines pour opérer une répartition géographique des périmètres de responsabilité des Ressources Managers.
Ce projet pose de très nombreuses questions : sur l’évolution du rôle des salariés impactés, sur le volume de l’emploi, sur la place prise par les outils d’automatisation, sur l’accompagnement des salariés et les répercussions sur leurs conditions de travail.
Le CSE a décidé de recourir aux services d’un expert pour l’éclairer sur ce projet.
Pour nous contacter ou pour recevoir régulièrement des informations :
Infos en direct : https://www.cfdt-atos.org/
cfdt@atos.net ou https://www.youtube.com/cfdt-atos
Vos élus et représentants CFDT au CSE EVIDEN :
Farid Afraoui (Bezons)
Ghania Bekli (Paris)
Carlos Arauz-Flores (Sophia)
Jérôme Bertin (Bezons)
Olivier Balfourier (Aix)
Arnaud Blanc (Les Clayes)
Leila Lfareh (Bezons)
Isabelle Belzanne (Bezons)
Ségolène Boutin (Bezons)
Carole Hatem (Echirolles)
Estelle Coupard (Bezons)
Adel Klai (Les Clayes)
Armen Gh-Arakelian (Bezons)
Faiza Mecheri-Talem (Pessac)
Béatrice Russo (Bezons)
Matthieu Chaimbault (Bezons)
Alia Iassamen (Toulouse)
Dominique Rouger (Trélazé)

